Lekoli River in the Congo River basin Education Images/Getty Images

L’eau en tant que facteur de paix

MUMBAI – Le changement de la garde au 38e étage de l’édifice des Nations Unies à New York, avec António Guterres assumant la relève de Ban Ki-moon au poste de secrétaire général de l’ONU, s’est déroulé au moment où les notions de paix et de conflit subissent une subtile évolution. En particulier, le rôle des ressources — et particulièrement de l’eau — reçoit enfin la reconnaissance qui lui est due.

Il a fallu beaucoup de temps avant d’y arriver. Tant Ban Ki-moon que son prédécesseur, Kofi Annan, ont plaidé pendant près de deux décennies que la protection et le partage des ressources naturelles, particulièrement l’eau, sont un élément essentiel pour la paix et la sécurité. Mais ce n’est qu’en novembre 2016 que la question fut largement reconnue, avec le Sénégal comme président du Conseil de sécurité de l’ONU — qui a organisé le premier débat officiel jamais tenu par l’ONU sur l’eau, la paix et la sécurité.

Ouvert à tous les États membres de l’ONU, le forum de discussion a rassemblé des représentants de 69 États, qui ensemble ont lancé un appel pour que l’eau soit transformée d’une source de crise potentielle en un instrument de paix et de coopération. Quelques semaines plus tard, Guterres a désigné Amina Mohammed, une ancienne ministre de l’environnement du Nigeria, à titre de secrétaire général déléguée.

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