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Trump sera-t-il destitué?

WASHINGTON, DC – Pour la première fois, les observateurs américains même les plus raisonnables commencent à envisager une possible mise en accusation de Donald Trump par le Sénat, suivie d’une destitution. Bien que la probabilité soit encore faible, le président américain est effectivement de plus en plus en difficulté, et les sondages indiquent une baisse régulière de sa cote de popularité. Il semble acquis que la Chambre des représentants votera la destitution, ce qui renvoie la question de sa fin de mandat au Sénat, à majorité républicaine, où deux tiers des voix seront nécessaires.

Trump se comporte dernièrement de manière quasi-hystérique en public, son discours se faisant de plus en plus irréfléchi et vulgaire. Le président commet par ailleurs de grave erreurs de politique étrangère, qui exaspèrent les membres de son propre parti. Ainsi, en convenant lors d’une conversation téléphonique de fin de soirée avec le président turc Recep Tayyip Erdogan de retirer les troupes américaines du nord-est de la Syrie, Trump y a déclenché un désastre (ce n’est pas la première fois que l’Amérique trahit ses alliés kurdes). L’armée turque est désormais entrée dans la région, où progressent également les forces syriennes. Un certain nombre de prisonniers membres de l’État islamique se sont par ailleurs échappés de prisons gardées hier par les Kurdes.

Sans surprise, la Russie se retrouve une fois de plus au cœur de la politique étrangère de Trump, Moscou bénéficiant à la fois de l’acceptation par Trump de la demande d’Erdogan, et de la pression exercée par ses alliés sur l’Ukraine. Trump semble prêt à croire tous les fantasmes qui lui sont présentés, notamment plusieurs théories du complot concernant l’élection de 2016, et plus précisément l’idée selon laquelle le véritable coupable ne serait pas la Russie, qui a de fait aidé Trump, mais plutôt l’Ukraine. Trump a ainsi souhaité que le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, enquête sur un mythe installé dans l’esprit du président américain par son avocat personnel Rudolph Giuliani, selon lequel l’Ukraine aurait aidé son adversaire de 2016, Hillary Clinton.

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