stasavage2_George FreyGetty Images_USmailballotvote George Frey/Getty Images

Le mensonge ancestral de Trump autour du scrutin

NEW YORK – Tandis que les États-Unis s’approchent de leur élection présidentielle la plus importante et la plus conflictuelle depuis de nombreuses années, le vote par correspondance occupe tous les débats. Certains y voient une option nécessaire permettant à chacun d’accéder aux urnes en pleine pandémie de COVID-19, notamment pour la classe ouvrière et les minorités, qui présentent des taux d’infection disproportionnellement élevés. D’autres, comme le président Donald Trump, s’opposent vivement à cette proposition de scrutin par correspondance, faisant valoir un potentiel risque de fraude.

Leur argumentaire ne tient pas la route – et ce manque de franchise ne date pas d’hier. Au cours des six derniers siècles, ceux qui ont cherché à limiter le droit de vote ont toujours défendu leur position en faisant valoir la nécessité de préserver « l’intégrité » du système électoral.

Prenons l’exemple de l’Angleterre du début du XVe siècle. À cette époque, chaque comté anglais envoie deux « chevaliers » au Parlement pour être représenté. Aucune loi formelle ne régissant le mode de désignation de ces chevaliers (qui portent un titre principalement honorifique), il revient au chérif d’organiser une élection.

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