Trump military Smith Collection/Gado

Le déficit diplomatique de Trump

DENVER – Il devient inévitable d’établir un lien entre l’Afghanistan, la Syrie et la Corée du Nord. C’est seulement ainsi que le monde peut commencer à discerner un semblant d’approche de politique étrangère cohérente, bien que malavisée, de la part de l’administration du président Donald Trump.

Songeons tout d’abord à la frappe militaire ordonnée sur la base aérienne syrienne à partir de laquelle le régime de Bachar el-Assad a lancé son attaque chimique. Cette lourde frappe de missiles Tomahawk avait-elle pour seul objectif d’adresser un message, comme l’affirme l’administration Trump ? Annonce-t-elle une approche plus interventionniste dans cette guerre civile syrienne a priori insoluble ?

On peut se demander si cette frappe ne présage pas d’une politique étrangère plus musclée de manière générale. En effet, peu après les événements, l’armée américaine a reçu de la part du président l’« autorisation totale » d’agir dans le cadre du largage d’une bombe à effet de souffle d’artillerie lourde (MOAB) – la bombe non nucléaire la plus puissante de l’arsenal américain – sur l’Afghanistan. L’objectif immédiat consistait à détruire un réseau souterrain utilisé par l’État islamique. La question est de savoir si l’usage d’une MOAB se destinait uniquement à cela. La Corée du Nord est en effet connue pour sa tendance à enterrer profondément ses installations militaires en sous-sol.

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