davies75_XinhuaLiu Jie via Getty Images_USfederalreservecovid Xinhua/Liu Jie via Getty Images

Les risques économiques du Pandexit

ÉDIMBOURG – Depuis une dizaine d’années, le déclinaisons du suffixe « exit » se multiplient. Le Grexit, possible sortie de la Grèce hors de la zone euro, a été le premier à surgir. L’Italexit a fait une brève apparition, puis a récemment été ravivé par la droite italienne. Dans les deux cas, le départ n’a pas eu lieu. Même chose pour le Frexit, l’idée d’une sortie unilatérale de la France hors de l’Union européenne, qu’a évoquée l’extrême droite de Marine Le Pen pendant un temps, pour finalement l’abandonner. Le seul candidat aux élections présidentielles françaises à l’avoir explicitement proposée, François Asselineau, n’a remporté que 0,9 % des voix.

Ces propositions de sortie semblent déplaire à la plupart des Européens continentaux. À ce jour, seul le Brexit est effectivement devenu réalité, alors même que les sondages recueillis un mois avant le référendum britannique de juin 2016 révélaient que les Français étaient plus nombreux que les Britanniques à se dire mécontents de l’UE, avec une marge de 61 % contre 48 %.

Toutes ces sorties potentielles ou réelles ont été considérées par la plupart des économistes comme non souhaitables. Voici aujourd’hui qu’une nouvelle « exit » occupe les discussions, que chacun souhaite voir se produire : le Pandexit. Ce mot-valise disgracieux résume l’idée optimiste selon laquelle nous pourrions bientôt considérer le COVID-19 comme de l’histoire ancienne, retrouver nos habitudes d’embrassades (au moins sur la joue), et nous agglutiner dans les rames de tramway et de métro des grandes villes, de New York à Tokyo.

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