Comment nous perdons nos frises

ATHENES – George Clooney a réveillé un vieux débat lorsqu’il a suggéré, en réponse à la question d’un journaliste grec, que retirer les frises du Parthénon, connues en Grande Bretagne sous le nom de marbres d’Elgin du British Museum de Londres et les rendre à leurs origines athéniennes serait “la bonne chose à faire.”

Au début du XIXème siècle, les frises et les sculptures ont été extraites du Parthénon par Lord Elgin, ambassadeur de Grande Bretagne auprès de l’Empire Ottoman de 1799 à 1803. Elgin les a alors vendues au gouvernement britannique qui les a placées au British Museum. La Grèce les réclame.

La raison de cette dernière joute historique est la sortie du nouveau film de Clooney, The Monuments Men, qui détaille les efforts des Alliés pour sauver les œuvres d’art des mains nazies pendant la seconde guerre mondiale. Ses commentaires ont mis en rage le très provocateur maire de Londres, Boris Johnson, lui-même auteur et spécialiste des lettres classiques, qui a rétorqué que le point de vue de Clooney sur la question était comparable à celui des nazis représentés dans son film.  

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