Marcus Yam/Los Angeles Times via Getty Images

Le jeu cynique de Trump avec l'immigration

DENVER – La présidence Trump me rappelle les guerres qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie dans les années 1990. A leur paroxysme, un ami serbe m'a dit ceci : "Je n'aime pas Milosevic. Je n'aime pas ses méthodes, sa grossièreté, sa cruauté et son sadisme. Mais au moins il y a quelqu'un qui fait quelque chose".

Cette dernière phrase reflétait l'essence même du conflit. Mon ami était prêt à passer l'éponge sur les abus de pouvoir et les violences de Milosevic si cela permettait à la Serbie d'échapper à son statut de victime au sein de la Yougoslavie. Du point de vue des nationalistes serbes, leur pays a été contraint de n'être qu'une république comme les autres parmi les six qui formaient la Yougoslavie, alors que les Serbes représentaient presque la moitié de la population yougoslave et étaient présents un peu partout dans le pays.

Evidemment, ce n'était pas du tout le point de vue des autres républiques. Pour elles, la Yougoslavie ne cherchait en rien à affaiblir la Serbie, mais voulait au contraire lui accorder un statut privilégié, d'autant qu'elle contrôlait l'armée, la police secrète et le parti au pouvoir.

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