Chris Van Es

Les dégâts persistent en Irak

MADRID – En Irak, le drapeau des Etats-Unis se replie sur fond d’insécurité et d’instabilité politique. Ce chapitre tragique de l’histoire américaine se clôt sur un accès manifeste d’impérialisme, ou d’“arrogance du pouvoir,” comme l’aurait formulé William Fulbright, un ancien sénateur américain.

Divisé par des rivalités religieuses et ethniques, l’Irak n’est pas en état de servir de rempart contre l’Iran, rôle que l’Amérique projetait initialement de lui assigner. Si l’Ouest ne parvient pas à faire reculer le programme nucléaire iranien, l’Irak, maintenant dominé par les chiites, ne pourra pas s’intégrer à la stratégie américaine de la région et il sera probablement emporté dans l’orbite iranienne.

Au bout de dix ans de guerre, plus de cent mille victimes, majoritairement irakiennes, et un coût astronomique de près de mille milliards de dollars, les Etats-Unis laissent derrière eux un Irak qui n’est ni plus en sécurité, ni spécialement plus démocratique qu’avant. Il figure en revanche, au classement de Transparency International, au 175ème rang sur 178 des pays les plus corrompus. La guerre, qui était censée, sous l’autorité de l’Amérique, être le pilier central d’une restructuration moyen-orientale, a fini par signifier précisément le déclin de cette autorité.

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