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Il n’existe aucune excuse à la violence envers les enfants

GENÈVE – Lors de l’Assemblée mondiale de la santé de cette année, nous avons expliqué les raisons pour lesquelles les gouvernements et les agences des Nations unies doivent investir davantage dans les mesures de prévention des maladies non transmissibles, des traumatismes et des violences que peuvent subir les enfants. L’une d’entre nous – Zoleka Mandela – a parlé de la mort de sa fille de 13 ans, tuée par un conducteur ivre, et des sévices sexuels qui lui ont été infligés étant enfant par des adultes qui étaient censés prendre soin d’elle.  « C’était un abus de pouvoir et une violation de la confiance que je plaçais en eux » a-t-elle dit à l’Assemblée. « J’ai été marquée mentalement et émotionnellement. Cela m’a conduit à m’automutiler et à faire plusieurs tentatives de suicide et à devenir alcoolique et toxicomane ».

Nous espérons que cet exposé personnel d’événements traumatiques rappellera aux dirigeants du monde entier à quel point la violence, les traumatismes mentaux et sexuels et la toxicomanie sont des questions étroitement liées qui peuvent avoir une incidence durable et profonde sur la vie des enfants. Les nombreuses études sur les conséquences de ces mauvais traitements sont étayées par des preuves accablantes. Il est estimé qu’au cours de l’année passée, un milliard d’enfants ont fait l’objet de violences physiques, psychologiques ou sexuelles, dans leur foyer, à l’école, en ligne et au sein de leurs communautés. Un enfant sur quatre subit des violences physiques et près d’une fille sur cinq des violences sexuelles au moins une fois dans sa vie.

La violence à l’encontre des enfants est un fléau persistant et répandu, quel que soit le genre et le lieu géographique. Si nous prenons la peine d’y prêter attention, les histoires des victimes sont légion. Elles viennent de tous les horizons et milieux, d’une jeune fille en Inde qui raconte avoir été vendue par sa famille à des trafiquants pour servir d’esclave domestique et sexuelle, à l’acteur français Thierry Beccaro, qui a révélé avoir été brutalement battu par son père durant toute son enfance.

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