Sauver les murs

MADRID – Lorsqu’une fissure se dessine sur les murs d’une maison, elle peut rapidement s’étendre si l’on ne la répare pas, et en fin de compte déstabiliser l’ensemble de la structure jusqu’à la rendre inhabitable. Ses occupants se retrouvent alors contraints de se trouver un nouveau foyer. Les populations de notre planète n’ont cependant pas cette chance. Bien que cela s’avère coûteux, il est toujours possible de remplacer une habitation ; ce n’est malheureusement pas le cas de notre planète.

Le changement climatique, tel que nous le connaissons depuis plusieurs années, s’apparente à véritable fissure dans nos fondations. Le Groupe d’experts international sur l’évolution du climat (GIEC) étudie ce phénomène depuis 1988. Il y a 22 ans, les Nations Unies dévoilaient leur Convention-Cadre sur les changements climatiques (CCNUCC) ; aujourd’hui, quelque 195 pays ont consenti à prévenir la redoutable menace du réchauffement climatique, en s’efforçant de limiter l’augmentation de la température globale à 2°C.

Nous continuons pourtant d’arpenter un chemin périlleux. Selon les calculs du GIEC, nous nous orientons davantage en direction d’augmentations de température de l’ordre de 3,7°C à 4,8°C d’ici la fin du siècle. La fissure ne cesse de se propager, et certaines populations de la planète – notamment les plus vulnérables – commencent d’ores et déjà à voir l’eau s’y infiltrer. Quels sont les responsables d’une telle dégradation, et qui doit payer de sa poche le réchauffement climatique ?

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