Angela Merkel Odd Andersen/Getty Images

Le pire des mondes en Allemagne

BERLIN – Le résultat des élections législatives fédérales de dimanche dernier en Allemagne est à la fois inattendu et inquiétant, du moins dans une perspective allemande.  Les deux principaux partis politiques, le parti social-démocrate (SPD) et l’Union chrétienne-démocrate (CDU), avec son parti frère l’Union chrétienne-sociale (CSU) de Bavière, ont été sanctionnés par les urnes, après avoir gouverné ces quatre dernières années au sein de la grande coalition conduite par la chancelière Angela Merkel.

Le score du SPD est le plus mauvais de toutes les élections fédérales depuis les premières élections d’après-guerre. De même, l’alliance CDU/CSU enregistre ses résultats les plus bas depuis 1949, et la CSU a subi le pire défaite de son histoire lors d’élections fédérales, un fait d’autant plus marquant que la prochaine échéance électorale du Land de Bavière est prévue à l’automne 2018.

En un mot, ces élections ont été un camouflet pour la grande coalition de Merkel. Et elles peuvent également être perçue dans une certaine mesure comme un vote de contestation de l’action de la chancelière allemande. Elle est appréciée au plan international en tant que dirigeante efficace et garante de la stabilité et de l’autorité morale en Occident. Mais au plan national, ce n’est plus vraiment le cas.

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