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gerlach9_Ralph OrlowskiGetty Images_eurozone Ralph Orlowski/Getty Images

Il est temps pour la BCE de mettre l’assouplissement quantitatif sur pause

ZURICH – Avec l’aggravation rapide du sentiment économique dans la zone euro, la Banque centrale européenne devrait très vraisemblablement annoncer un ensemble solide de mesures de relance supplémentaires lors de sa prochaine réunion le 12 septembre. Pourtant, bien que la politique monétaire de la BCE ait en général été insuffisamment expansionniste (ce qui se reflète par un taux d’inflation dans la zone euro qui est demeuré inférieur à sa cible), ce n’est pas le moment de prendre de véritables mesures de politiques monétaires expansionnistes, y compris un retour à l'assouplissement quantitatif (QE).

Pour commencer, l'économie de la zone euro est en bien meilleure forme qu'elle ne l'était en mars 2015, lorsque la BCE a introduit le QE. Par rapport à 2015, l'indice composite des directeurs d'achat de la zone euro, un indicateur clé de l'activité, est un peu plus haut. Le taux d’inflation IPC et sous-jacente est également plus élevé, de même que les anticipations d'inflation des ménages et l’indicateur de sentiment économique de la Commission européenne. De plus, les taux d'intérêt à court et à long terme, ainsi que les taux de prêt des banques, sont beaucoup plus faibles. Enfin, la croissance du crédit est aujourd’hui plus forte. Compte tenu de ces données, il est difficile de présenter des arguments convaincants en faveur de davantage de QE.

Il est vrai que les mesures de marché des anticipations d'inflation se sont effondrées. Mais cela fait partie d'un phénomène mondial, et dit sans doute peu de choses sur les conditions dans la zone euro. En outre, un grand nombre de problèmes liés aux primes de risque rendent ces indicateurs difficiles à interpréter. C’est donc sans surprise que les enquêtes collectant les anticipations d'inflation auprès des ménages et des entreprises prédisent l’inflation réelle avec plus de précision. Étant donné que les mesures de marché sont également actuellement en conflit avec la plupart des autres données économiques clés, peu de poids devrait leur être accordé.

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