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La nécessité d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie

BRUXELLES – Nul n’ignore ce dicton bien souvent utilisé dans l’interprétation des relations internationales, selon lequel les ennemis de mon ennemi seraient mes amis. Cette formule se vérifie parfois, mais se révèle souvent erronée.

Il y a trente ans, combattant les envahisseurs soviétiques de leur pays, les moudjahidines afghans furent à tort considérés par l’Occident comme des amis. Un présupposé qui apparaît aujourd’hui des plus aberrants eu égard aux divers événements survenus depuis.

L’aggravation de la crise en Syrie, de même bien sûr que l’utilisation d’armes chimiques dans le pays, a fait naître une dynamique et un dilemme similaires. Mais cette fois-ci, l’Occident ne saurait commettre les mêmes erreurs, ni privilégier des choix aussi lourds de conséquences.

Commençons par l’énoncé de base. La survenance d’attaques chimiques d’une ampleur aussi grave que celle que nous constatons en Syrie change considérablement les règles du jeu. Bien que le fait de détenir de telles armes de destruction massive ne soit pas techniquement illégal, la plupart des États de la planète sont signataires de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, que la Syrie a refusé de ratifier.