basu41_BRENDAN SMIALOWSKIAFPGetty Images_david malpass Brendan Smialowski/AFP/Getty Images

Mettre un terme au monopole américain sur la Banque mondiale

NEW YORK – La nomination au début du mois de David Malpass, un haut fonctionnaire du département du Trésor américain, au poste de président de la Banque mondiale a été accompagnée d’un certain soulagement. Malpass est, après tout, le choix du président américain Donald Trump, qui est connu pour soutenir des candidats extrêmes et non qualifiés. Cela n’indique pas que Malpass soit le choix idéal pour la fonction.

En fait, bien que cela ait pu être pire, la nomination de Malpass est extrêmement décevante. D'une part, son scepticisme à l'égard des institutions multilatérales est profond. D'autre part, il s’agit d’un fidèle à Trump qui a souvent souligné l'importance primordiale de la croissance économique – en particulier la croissance des États-Unis. Plus fondamentalement, Malpass est conservateur, et la Banque mondiale ne l'est pas.

Certes, la Banque mondiale a été autrefois le porte-étendard de l'orthodoxie économique, qui s’est reflétée dans le cocktail de politiques de privatisation et de déréglementation mis en œuvre après la guerre froide et connu sous le nom de Consensus de Washington. L'institution avait codifié un ensemble de règles archi-conservatrices sur le commerce, les flux de capitaux, les politiques fiscales et monétaires, qu’elle imposa à l’époque aux économies en développement du monde entier.

We hope you're enjoying Project Syndicate.

To continue reading, subscribe now.

Subscribe

Get unlimited access to PS premium content, including in-depth commentaries, book reviews, exclusive interviews, On Point, the Big Picture, the PS Archive, and our annual year-ahead magazine.

http://prosyn.org/TKbDwzt/fr;
  1. roach102_WallyMcNameeCORBISCorbisviaGettyImages_ReaganJapanpressconference Wally McNamee/CORBIS/Corbis via Getty Images

    Japan Then, China Now

    Stephen S. Roach

    Back in the 1980s, Japan was portrayed as the greatest economic threat to the United States, and allegations of intellectual property theft were only part of Americans' vilification. Thirty years later, Americans have made China the villain, when, just like three decades ago, they should be looking squarely in the mirror.

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.