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Du somnambulisme dans la crise du chômage américain

NEWPORT BEACH – Le sujet fut relégué à la session des questions-réponses, plutôt que traité dans la déclaration initiale lors de la toute première conférence de presse du directeur de la Réserve Fédérale américaine Ben Bernanke. C’est un problème que trop de personnes à Washington préfèrent qualifier de ‘transitoire’, malgré des éléments contradictoires évidents. Il est extrêmement sensible la hausse des prix du pétrole et de l’alimentation. Et il fragilise les hypothèses opérationnelles qui permettaient de dire depuis déjà longtemps de l’économie américaine qu’elle est dynamique et réactive.

Le sujet en question concerne l’ampleur et la composition du chômage en Amérique – un problème qui tarde à être reconnu pour son impact destructeur croissant sur le tissu social, le potentiel économique, la situation budgétaire déjà fragilisée et les dynamiques de l’endettement du pays.

Commençons par les faits :

·        A 8,8% près de trois ans après le début de la crise financière internationale, le taux de chômage américain poursuit obstinément sa hausse de manière inhabituelle ;