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cliffe3_Towfiqu Photography_getty images_ Towfiqu Photography/Getty Images

Les économistes ont encore des choses à apprendre

AMSTERDAM – La macroéconomie a été l’une des victimes de la crise financière mondiale de 2008. Les modèles macroéconomiques conventionnels ont échoué à prédire la catastrophe, à fournir une explication cohérente, et par conséquent à proposer des orientations sur la manière de réparer les dégâts. Pour autant, la majeure partie de la profession reste dans le déni, se contentant d’espérer un retour à la « normale », et traitant de fait la crise comme une simple interruption brutale.

Il faut que cela change. Car si la reprise économique est une réalité, ses fragilités structurelles révèlent combien la macroéconomie a encore aujourd’hui besoin d’une refonte urgente. Trois ensembles d’enseignements se dégagent de la dernière décennie.

Pour commencer, et bien qu’elle soit tentante en périodes favorables, la présomption selon laquelle les économies présenteraient une capacité d’autocorrection est infondée, et susceptible d’engendrer des conséquences désastreuses. La reprise des dernières années confère à beaucoup un faux sentiment de sécurité, puisqu’elle a été le fruit de réponses politiques non conventionnelles, qui ont transcendé l’habituel raisonnement de « l’équilibre général ».

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