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Un nouveau candidat pour l’Iran

WASHINGTON DC – Avec l’entrée en lice de l’ancien premier ministre Mir Hussein Mousavi et le retrait de l’ancien président Mohammad Khatami, la course à la présidence iranienne vient juste de prendre un tour plus intéressant. Pour le président sortant Mahmoud Ahmadinejad, ce rebondissement est un obstacle de taille – et éventuellement l’occasion de modifier les relations entre l’Iran et l’Occident.

Une grande partie de l’élite iranienne estime que Mousavi, pour qui l’Iran est « mal en point », a les compétences révolutionnaires et idéologiques nécessaires pour affronter des intégristes islamistes tels qu’Ahmadinejad. De plus, il est associé aux réformistes iraniens, selon lesquels l’Iran doit procéder à de grands changements de politique intérieure et étrangère pour échapper à sa crise économique et à son isolement international.

S’il était élu, Mousavi pourrait imposer des politiques étrangères qui intègrent la coopération avec les Etats-Unis et l’Union européenne sur plusieurs questions, y compris le programme nucléaire iranien. Pourtant, Mousavi fera face à de nombreux obstacles jusqu’au scrutin du 12 juin et ne sortira victorieux que si le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, le lui permet.

Mousavi a joué un rôle important dans le mouvement révolutionnaire qui a renversé le Shah en 1979. On lui attribue le mérite d’avoir guidé l’Iran à travers les crises du début de la période révolutionnaire et de la guerre Iran/Irak, quand il était premier ministre de 1981 à 1989.