Jim Dyson/Getty Images

Un projet d'avenir pour l'Europe

NEW-YORK – La réaction des marchés au Brexit est relativement modérée en comparaison à ce qu'elle a été lors de deux autres périodes récentes de volatilité. L'une concerne les craintes relatives à un atterrissage brutal de l'économie chinoise à l'été 2015, l'autre se rapporte aux inquiétudes renouvelées suscitées par la Chine et par d'autres risques extrêmes au cours des deux premiers mois de cette année. Le choc du Brexit a été régional et non pas mondial, l'impact sur les marchés se faisant sentir essentiellement au Royaume-Uni et en Europe. La situation est restée volatile durant seulement une semaine, alors qu'elle a persisté environ deux mois lors des deux phases précédentes au cours desquelles les investisseurs voulaient éviter toute prise de risque, ce qui a conduit à une forte correction boursière aux USA et dans le monde.

Pourquoi alors une réaction aussi modérée et aussi brève au Brexit ?

Tout d'abord le Royaume-Uni ne représente que 3% du PIB mondial, alors que la Chine, seconde économie mondiale, compte pour 15% de la production mondiale et pour plus de la moitié de la croissance de la planète.

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