subacchi40_Antonio MasielloGetty Images_italy politics Antonio Masiello/Getty Images

La tourmente italienne renverra-t-elle l'Europe au bord du gouffre ?

LONDRES – La démission du président du conseil italien Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, braque une fois encore les projecteurs sur la vie politique dysfonctionnelle à Rome et sur la fragilité de l’Italie face à son endettement public. Mais quelles peuvent-être les conséquences sur la zone euro des problèmes du pays et de la chute de Draghi ?

Le poids de la dette souveraine italienne, à 150 % du PIB, est l’un des plus lourds au monde, et le deuxième des pays du G20, après le Japon (262 % du PIB), mais devant les États-Unis (125 % du PIB). Cette dette a augmenté de moitié depuis 1990, date à laquelle elle se montait environ à 100 % du PIB.

Le lien entre instabilité politique et accumulation de la dette apparaît clairement dans le cas italien. Entre 1992 et 1995, lorsque s’est effondré le système des partis héritier de l’après Seconde Guerre mondiale, la dette publique a bondi, à 119 % du PIB. Le problème n’est pas seulement un recours excessif à l’emprunt, mais aussi une croissance économique souffrant d’anémie chronique, avec un PIB réel qui augmente, en moyenne, de moins de 1 % chaque année, depuis 1990.

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