Dernière chance pour le Zimbabwe

Alors que le monde entier applaudit aux récentes tentatives faites par Kofi Annan, l’ancien secrétaire général des Nations unies, pour mettre fin aux violences qui ravagent le Kenya, nombreux sont ceux à se demander si un Annan circonspect, ou un autre dirigeant d’envergure mondiale, se retrouvera à devoir éteindre un autre incendie à la fin du mois – cette fois-ci au Zimbabwe

Les prochaines élections dans ce pays, prévues pour le 29 mars, inspirent de la peur et représentent à la fois une lueur d’espoir pour ses millions d’habitants, à la merci de, ou tentant d’échapper à des conditions de vie atroces. Même les statistiques officielles concèdent aujourd’hui que le taux d’inflation dépasse les 100.000 pour cent et la misère des Zimbabwéens ordinaires empire de jour en jour. Ces élections pourraient donner l’occasion aux citoyens de mettre un terme à la dictature interminable du président Robert Mugabe. Mais en l’absence d’une surveillance adéquate, les élections auront lieu dans un climat qui a toutes les chances d’anéantir les espoirs des Zimbabwéens.

Les droits les plus élémentaires sont refusés aux Zimbabwéens, soumis par ailleurs à des violences quotidiennes. La torture est chose courante. Les groupes de la société civile font état de l’arrestation de candidats de l’opposition, de la manipulation des réserves alimentaires à des fins politiques et d’intimidation violente des électeurs.

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