Paul Lachine

La décennie perdue du Moyen-Orient

BERLIN – Depuis le 11 septembre, les USA ont mené trois guerres : contre Al Quaïda, en Afghanistan et en Irak. Les deux premières leurs ont été imposées, mais la troisième résulte d'une décision délibérée du président George W. Bush, prise pour des raisons idéologiques et aussi très probablement personnelles.

Si Bush, son vice-président Dick Cheney, et son secrétaire à la défense Donald Rumsfeld et leurs alliés néo-conservateurs avaient clairement dit quelle était leur intention - renverser Saddam Hussein par une guerre et parvenir de cette manière à un Moyen-Orient pro-occidental - ils n'auraient pas obtenu le soutien du Congrès et de l'opinion publique américaine. Leur vision tenait de la naïveté et de l'inconscience.

Il leur fallait donc créer une menace : ce fut les armes de destruction massives irakiennes. Ainsi  que nous le savons, il s'agissait de mensonges (par exemple des tubes d'aluminium que l'on a fait passer pour des armes nucléaires, de soi-disant rencontres à Prague entre le chef des comploteurs du 11 septembre, Mohamed Atta et des responsables irakiens, et même des inventions évidentes comme l'achat d'uranium par l'Irak au Niger).

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