Solo Imaji / Barcroft Media / Barcroft Media via Getty Images

La décadence de la voiture du peuple

PRINCETON – Jusqu’à présent, le scandale Volkswagen s’est déroulé selon un scénario éprouvé. Des révélations concernant le comportement délictueux d’une entreprise surgissent (dans ce cas-ci, l’utilisation par le constructeur automobile allemand d’un logiciel permettant de réduire les émissions de gaz polluant de 11 millions de véhicules diesel, mais uniquement lorsque la voiture était soumise aux conditions spécifiques des tests de l’administration américaine). Les dirigeants s’excusent. Certains perdent leur emploi. Leurs successeurs s’engagent à corriger la culture d’entreprise. Les gouvernements s’apprêtent à imposer des amendes énormes. La vie poursuit son cours.

Ce scénario est devenu familier, en particulier depuis la crise financière de 2008. Les banques et autres institutions financières l’ont suivi à de multiples reprises, alors même que les scandales successifs érodaient la confiance dans l’ensemble de l’industrie. Ces affaires, comme la fraude du « diesel propre » de Volkswagen, sont l’occasion de repenser les pratiques douteuses des entreprises.

L’engagement pris par les entreprises à se comporter de manière plus responsable est clairement insuffisant, comme le démontre le nombre apparemment infini de scandales secouant l’industrie financière. A peine les législateurs avaient-ils réglé une affaire de manipulation des marchés qu’une autre surgissait.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To continue reading, please log in or register now. After entering your email, you'll have access to two free articles every month. For unlimited access to Project Syndicate, subscribe now.

required

By proceeding, you are agreeing to our Terms and Conditions.

Log in

http://prosyn.org/axuuLrA/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.