Des Républicains peut-être pas si mûrs pour les feux de la rampe

WASHINGTON, DC – Peu de temps après l’écrasante victoire du Parti Républicain, qui lui a permis de reprendre la majorité aux Démocrates au Sénat lors des élections de mi-mandat en novembre dernier, Mitch McConnell, le nouveau leader des Républicains au Sénat, a enjoint ses collègues à ne pas « effrayer », mais à être « positifs » et efficaces. Une chose difficile, en vérité.

La stratégie de McConnell est typiquement hypermétrope. Il le sait, si les Républicains veulent récupérer la présidence en 2016, ils doivent prouver leur capacité à gouverner de manière responsable. Il reconnait aussi qu’il leur sera difficile de préserver la majorité au sénat aux prochaines élections auxquelles un plus grand nombre d’états dits « bascule » participent. Il est en outre conscient que le Congrès ne trouve plus grâce aux yeux de l’opinion publique dont le taux de satisfaction a chuté à près de 15% – une baisse pratiquement sans précédent.

Au vu d’un tel contexte, McConnell a conclu que le blocage systématique des initiatives d’Obama, comme l’ont font les Républicains depuis six ans, ne servait à rien. Il a donc promis que son parti accepterait de transiger sur certaines questions, et s’est explicitement engagé à ne plus bloquer le gouvernement comme ce fut le cas en 2013 – une situation qui avait été très mal perçue par l’opinion publique à l’époque. Et il a intrigué pour que ce soit Obama qui passe pour « le méchant », par l’envoi systématique de projets de loi dont il savait pertinemment qu’il ne pourrait que leur opposer son véto.

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