Jeff Swensen (Stringer)/ Getty Images

Démocratie autoritaire ou libéralisme non démocratique ?

CAMBRIDGE – Comment en est-on arrivé là ? En l'espace de quelques mois, la perspective d'un Donald Trump président est passée du stade de spéculation absurde à celui d'éventualité terrifiante. Comment un homme dépourvu de pratiquement toute expérience politique et qui manifeste un tel mépris pour les faits a-t-il pu devenir un candidat plausible pour la Maison Blanche ?

Dans un essai très discuté, Andrew Sullivan écrivait récemment que la montée de Trump est due à un "excès de démocratie". Il estime que l'anti-intellectualisme de l'extrême-droite et l'anti-élitisme de l'extrême-gauche sont parvenus à marginaliser l'establishment politique. Parallèlement, Internet sert de caisse de résonance à la colère et à l'ignorance. Aujourd'hui ce n'est plus les idées ou la substance qui comptent en politique, mais la volonté de mettre sur le devant de la scène des revendications abjectes – un exercice dans lequel Trump excelle.

Dans une réplique cinglante, Michael Lind rétorque que Sullivan se trompe du tout au tout : pour lui c'est "l'insuffisance de démocratie" qui est coupable. Il souligne que Trump réussit le mieux parmi les électeurs qui ont l'impression de ne pas être pris en compte et se disent : "les gens comme moi n'ont pas leur mot à dire".

To continue reading, please log in or enter your email address.

To access our archive, please log in or register now and read two articles from our archive every month for free. For unlimited access to our archive, as well as to the unrivaled analysis of PS On Point, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/MoQP1Fb/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.