0

Que nous réserve l'après-crise ?

VARSOVIE –La crise financière actuelle perturbe gravement la croissance économique. Aussi nous devrions nous poser la question des conséquences à long terme de ce genre de crise sur le développement, une question qui étrangement ne suscite guère d'intérêt.

Les théories économiques classiques de la croissance s'intéressent surout aux forces systémiques (par exemple l'accumulation du capital, l'emploi et l'évolution technique) qui par définition sont constamment à l'oeuvre, certes avec des degrés d'intensité variables. Certaines théories prennent aussi en considération les facteurs institution nels sous-jacents tels que le droit de propriété, la concurrence pour les marchés, le poids de la fiscalité et de la réglementation et le respect de la loi.

Une autre approche traite de la gestion de crise, mais sans prendre en considération son impact sur la croissance à long terme. Dans le cas d'une crise financière, les gouvernements réagissent généralement par un relâchement de leur politique budgétaire et monétaire et par le sauvetage des grandes institution s financières. Or cette politique est à court terme et ainsi que cette dernière crise l'a amplement démontré, elle est basée sur une doctrine d'intervention auto-justificative.

Selon cette doctrine, de la même manière que l'on n'a pas à s'inquiéter de verser trop d'eau pour éteindre un incendie, toute mesure de gestion de crise est justifiée du fait que les alternatives sont pires et entraîneraient des catastrophes et/ou une désintégration des marchés financiers.