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Le taux de change n'a pas sa place dans les négociations commerciales

WASHINGTON, DC – Il est indéniable que commerce et taux de change sont étroitement liés. Pour autant, les dispositions concernant les politiques nationales de taux de change ont-elles leur place dans les accords sur le commerce international ?

Certains économistes pensent que oui. Simon Johnson par exemple a dit récemment que les grands accords régionaux comme le Partenariat transpacifique devraient servir à dissuader les pays participant d'intervenir sur le marché des changes pour éviter une appréciation de leur devise ; et un autre économiste, Fred Bergsten, a développé une idée similaire. Mais le Trésor américain et le Bureau du représentant américain au commerce restent sur leur position : ils ne veulent pas mélanger questions macroéconomiques et négociations commerciales.

Pour le moment, les institutions internationales qui interviennent dans ces deux secteurs, à savoir l'OMC (Organisation mondiale du commerce) et le FMI, ne peuvent réagir efficacement à une possible manipulation des devises. Intégrer des mesures macroéconomiques qui affectent les taux de change dans les négociations commerciales supposerait que

- l'OMC ait le mandat et dispose des compétences voulues pour se prononcer sur le choix des politiques nationales, ou que