Afghanistan : le retrait  de tous les dangers

BERLIN – Il est facile de commencer une guerre, la terminer est bien plus difficile. Cet axiome est particulièrement vrai cette année pour les USA qui sont embourbés dans trois guerres : deux qui leur ont été imposées (l'Afghanistan et la "guerre contre le terrorisme") et la troisième (l'Irak) déclenchée sans nécessité par un gouvernement américain aveuglé par son idéologie et un orgueil démesuré.

Aucune perspective de victoire militaire ne s'offre pour les USA en Afghanistan et en Irak ; ils ne pourront s'acquitter bien plus longtemps de leur coût financier et le soutien politique de la population va diminuant. Ils doivent se retirer, mais le prix qu'eux, leurs alliés dans la région et l'Occident devront payer reste une inconnue.

Les dernières troupes de combat américaines se sont retirées d'Irak. Bien qu'elle ait employé tous les moyens à sa disposition, la plus grande puissance militaire de la planète n'a réussi qu'à établir une stabilité précaire dans le pays. Aujourd'hui personne ne clame "Mission accomplie". Aucun des problèmes politiques urgents engendrés par l'intervention américaine - la répartition du pouvoir entre chiites et sunnites, entre Kurdes et Arabes et entre Bagdad et le reste du pays - n'est vraiment résolu.

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