Les risques d’une intervention militaire en Iran

Pendant l’hiver 2002-03, les partisans d’un changement de régime en Irak étaient très optimistes quant à la situation dans le pays après l’invasion. Ceux qui osaient suggérer que le scénario dont nous sommes aujourd’hui témoins était plausible étaient taxés de lâcheté pro-Saddam, d’anti-américanisme, ou des deux. Pourtant, une évaluation réaliste des difficultés à venir aurait permis d’éviter beaucoup d’erreurs qui ont coûté tant de vies et de ressources aux Américains, sans parler des souffrances infligées aux Irakiens.

Aujourd’hui, des voix s’élèvent aux Etats-Unis et ailleurs en faveur d’une intervention militaire en Iran. On peut donc logiquement se demander quelles sont les conséquences possibles d’une telle intervention, et si des stratégies sont en place pour gérer la situation à l’issue du conflit.

Bien évidemment, ceux qui souhaitent attaquer – seuls ou au sein d’une coalition – ont différentes possibilités : blocus maritime et aérien, bombardements ciblés, opérations de sabotage à l’intérieur du pays ou intervention massive venue de l’extérieur. Mais les Iraniens ont aussi des atouts, plus ou moins prévisibles.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To read this article from our archive, please log in or register now. After entering your email, you'll have access to two free articles every month. For unlimited access to Project Syndicate, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/dKsgP7N/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.