1

Le déficit du financement à long terme des économies en voie de développement

WASHINGTON, DC – Depuis la crise financière mondiale, le terme « d'opérations bancaires » est presque devenu un juron. Mais alors que les banques ont sans aucun doute la capacité d'infliger de graves dommages aux économies et aux moyens de subsistance, un système financier bien géré offre des avantages significatifs. Un nombre croissant de preuves, mis en évidence dans le récent Global Financial Development Reportde la Banque mondiale, montre que les marchés et les établissements financiers ont une profonde influence sur le développement économique, la lutte contre la pauvreté et la stabilité des économies dans le monde entier, et qu'une évaluation pragmatique du rôle de l'Etat en matière financière est justifiée.

Au premier abord, la caractéristique la plus insolite de la crise financière est que les économies développées ont été beaucoup plus fortement et plus directement influencées que les économies en voie de développement, dont bon nombre ont tiré les leçons des crises précédentes, ont assaini leurs finances, fait des progrès sur les réformes structurelles et amélioré leur surveillance et leur réglementation.

Mais cette distinction oublie l'aspect le plus important : la qualité des problèmes politiques bien plus que le niveau de développement économique. Certains systèmes financiers des économies développées (par exemple en Australie, au Canada et à Singapour) ont révélé une capacité d'adaptation remarquable, tandis que d'autres ont eu des problèmes.

En même temps, l'accent mis sur la réforme financière dans les économies développées, bien que garanti, a contribué à l'auto-suffisance des économies en voie de développement. Par exemple, un grand nombre parmi elles font face à leur propre version du problème « trop gros pour faire faillite » que la crise a accentué, mais rares sont celles qui se efforcées de le résoudre.