Paul Lachine

Les fémicides de la guerre de la drogue

BARCELONE – Le nombre d’assassinats de femmes est en augmentation dans une grande part de l’Amérique Centrale et du Mexique. Dans certains pays, comme au Honduras, cette augmentation est quatre fois supérieure à celle de la courbe des d’hommes. De plus, un grand nombre de ces crimes se caractérise par une extrême violence – sauvagerie sexuelle, tortures, et mutilations – et sont perpétrés par des auteurs (souvent impliqués dans le crime organisé) qui agissent avec une grande impunité.

Dans des pays comme le Chili, l’Argentine, et la Costa Rica, où les chiffres sont globalement plus bas, les meurtres de femmes sont généralement moins violents, et commis par des partenaires ou des ex-partenaires dans un contexte « de violence conjugale. »

En Amérique Latine, tous ces crimes sont qualifiés de « fémicides » : des meurtres de femmes précisément parce qu’elles sont des femmes. Les cas associés à la violence conjugale sont traités légèrement par les tribunaux ; dans certains pays, la jalousie ou l’absence de condamnations antérieures peuvent réduire les peines. Les cas de meurtres commis par des étrangers, souvent d’une cruauté intense – et souvent liés à des groupes du crime organisé comme les maras d’Amérique Centrale – aboutissent rarement devant les tribunaux.  

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