0

L’arrogance de la puissance chinoise

NEW DELHI – La réussite engendre la confiance, et la réussite rapide, l’arrogance. Ceci est en résumé le problème auquel sont confrontés l’Asie et l’Occident avec la Chine, et qui a, une fois encore, été illustré aux sommets du G8 et du G20.

Sa montée en puissance économique et militaire encourage le gouvernement chinois à poursuivre une politique étrangère plus musclée. Après avoir prêcher la bonne parole de « l’éveil pacifique », la Chine finit par enlever les gants, convaincue que sa poigne est suffisamment renforcée.

Cette approche s’est clairement exprimée avec la crise financière globale débutée à l’automne 2008. La Chine a interprété la crise comme le symbole du déclin du capitalisme anglo-américain et l’affaiblissement du pouvoir économique des Etats-Unis. Ceci a renforcé sa conviction sur deux points – que son type de capitalisme d’état est une alternative crédible, et que son ascendance globale est inévitable.

Selon les analystes Chinois, les Etats-Unis et la Grande Bretagne, après avoir joué depuis si longtemps la petite musique du « libéralisez, privatisez et laissez les marchés décider », ont pris l’initiative de renflouer leurs géants financiers dès les premiers signes de difficultés. Le capitalisme d’état a par contre procuré à la Chine la stabilité économique et la croissance rapide qui lui ont permis de surmonter la crise globale.