velasco107_Tim GidalPicture PostHulton ArchiveGetty Images_keynes Tim Gidal/Picture Post/Hulton Archive/Getty Images

Sommes-nous tous redevenus keynésiens ?

LONDRES – Parmi les litanies proférées à chaque conférence en ligne au sujet de la COVID-19, l'une fait l'unanimité : la pandémie a inauguré une ère d'intervention plus importante et plus robuste de l'État dans l'économie. Mais que signifie cette formule pour notre avenir ? Dans quels domaines de la vie économique l'État doit-il et peut-il faire davantage ?

Nombreux sont ceux qui estiment que les pouvoirs publics devraient s'attaquer aux inégalités et redistribuer davantage de revenus, ou qu'ils devraient combattre le changement climatique de façon plus agressive. Voilà bien deux priorités urgentes. Mais étant donné que la COVID-19 est un choc qui a pris presque tous les pays au dépourvu, le point de départ naturel consiste à inciter les pouvoirs publics à fournir une assurance sociale plus importante et plus efficace contre les chocs. 

Walter Bagehot, l'un des premiers éditorialistes de The Economist, a appelé les gouvernements et les banques centrales à être des prêteurs de dernier recours. La crise actuelle confirme que face à un choc aussi important, les pouvoirs publics doivent également être des assureurs de dernier recours. Aucune entité privée ne peut simultanément fournir et financer la réponse indispensable de santé publique, payer les salaires des travailleurs en congé sans solde, sauver des emplois en prêtant aux entreprises à court d'argent et effectuer des transferts d'urgence aux familles en difficulté. Les États sont les seuls à pouvoir le faire.

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