0

L’impératif scientifique européen

VIENNA – Le 29 juin, la Commission européenne présentera son projet de budget pour la prochaine période qui débutera en 2014. Il comprendra des points tels que la politique agricole commune, les fonds structurels régionaux, et la recherche et l’innovation. Comment l’Union Européenne envisage-t-elle d’utiliser ces investissements pour forger son avenir ?

Le Parlement Européen et les états membres du Conseil de l’Europe ont encore leur mot à dire, ainsi que le prévoit la procédure budgétaire. Mais l’intense débat en cours permet de dégager différentes tendances, à la fois au sein de la Commission Européenne et parmi les différentes parties prenantes.

D’une part, le terme « programme cadre » va disparaitre. Même son nom est à vendre : la Commission Européenne vient de lancer un concours pour trouver son remplaçant. L’objectif est d’exprimer l’évolution politique majeure d’un portfolio de programmes extrêmement hétérogène – sensé soutenir divers objectifs de différentes manières et à des degrés différents – vers un ensemble législatif et budgétaire conçu pour servir de cadre stratégique commun.

Mais un cadre conçu pour aboutir à quoi ? Le renforcement de la position de l’Europe dans un contexte international hyper compétitif tout d’abord. La remarquable progression de la part de la Chine dans les publications scientifiques internationales, récemment soulignée par un rapport de la Royal Society de Londres, est un bon indicateur de ce qui s’annonce. L’objectif n’est plus de devenir « l’économie du savoir la plus compétitive au monde, » comme annoncé ingénument en 2000. Elle a plutôt évolué d’une manière plus urgente, complexe et intrinsèquement imprévisible, comme développé dans la vision stratégique UE 2020 d’une « Union d’innovation. »