La résilience du Brésil

SÃO PAULO – Il y a moins de dix ans encore, l’économie du Brésil vacillait au premier signe d’instabilité des marchés financiers internationaux. Aujourd’hui, en revanche, le pays semble à l’abri de la turbulence des marchés mondiaux – c’est du moins ce que croient les hauts fonctionnaires brésiliens.

“La crise des subprimes n’a pas encore atteint les plages de Copacabana,” a proclamé il y a peu le ministre des Finances Guido Mantega. “Nous nous débarrassons des déséquilibres et, en fait, nous réduisons progressivement notre dépendance aux entrées de devises – c’est capital.” En effet, le gouvernement a souligné le fait que le Brésil sera encore plus protégé puisque les efforts de réduction des dépenses diminuent la dépendance aux flux de capitaux extérieurs.

Mais la capacité du Brésil à échapper aux conséquences d’une récession aux États-Unis dépend de l’échelle de la crise. Les hauts fonctionnaires brésiliens ont quelques raisons de se targuer que la plus grande économie d’Amérique latine est peut-être plus forte que jamais : les indicateurs macroéconomiques sont en meilleure forme, les ratios de solvabilité se sont améliorés, et l’association d’exportations, d’investissements et de demande intérieure a stimulé l’activité économique.

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