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Des raisons d'être optimiste

MADRID – Le jihadisme prospère, les tensions avec la Russie flambent. Un accord entre l'Iran et le groupe E3+3 (la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne toutes trois membres de l'UE, plus la Chine, la Russie et les USA) est très incertain, tandis que les questions de politique intérieure de toutes les parties compliquent encore davantage un processus complexe. Ayant subi un grave revers lors des élections de mi-mandat, le président Obama doit maintenant gérer la situation face à un Congrès entièrement contrôlé par les républicains. Et la croissance de la zone euro reste anémique, ce qui détourne les dirigeants des problèmes extérieurs.

On pourrait facilement en conclure que le monde est aspiré dans un tourbillon d'instabilité. Pourtant des lueurs d'espoir sont apparues au cours du dernier mois. Prenons les en considération pour éviter de succomber au pessimisme.

Au niveau international, nous ne sommes toujours pas parvenus à un accord avec l'Iran quant à  son programme nucléaire. Les négociations de Vienne n'ont pas débouché sur un accord qui est d'une importance cruciale tant pour la stabilité de la région que pour la stabilité mondiale. Mais l'atmosphère était positive : l'Iran a rempli ses obligations figurant dans l'accord interimaire de l'année dernière, et le groupe E3+3 a montré qu'il était disposé à mettre fin aux sanctions. La date limite pour aboutir à un accord a été repoussée à juin 2015.

L'Occident dispose d'une fenêtre d'opportunité unique. Il est essentiel d'aboutir à un accord pour éviter un nouveau conflit - potentiellement catastrophique - au Moyen-Orient. Ce n'est que par la négociation et la diplomatie que l'on résoudra la question du nucléaire iranien à long terme et que l'on normalisera le rôle crucial de l'Iran dans la sécurité de la région.