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Controverse bancaire à Bruxelles

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PARIS –Un passionnant débat, un de plus, commence chez les autorités de l'Union Européenne.

On sait depuis quelques mois que le Commissaire Européen Michel Barnier prépare une réforme bancaire pour l'Union. On a appris au tout début 2014 qu'une de ses propositions consistera à élargir et approfondir la séparation, et l'interdiction de mélange entre les activités bancaires liées à la gestion de dépôts et celles liées à la prise de risques, investissements et placements. Or voici quelques jours le Gouverneur de la Banque de France vient de faire connaître, avec une violence de ton tout à fait inhabituelle dans ce milieu, son profond désaccord avec le projet du Commissaire.

Ce débat est essentiel, il est le fruit d'évolutions financières complexes. Il est en outre assez étranger aux critères qui d'ordinaire distinguent la droite de la gauche. Au demeurant le Commissaire Européen est un français de droite qui demande plus de contrôle public sur l'activité bancaire privée, et le Gouverneur de la Banque de France, même s'il est indépendant, défend au contraire une grande autonomie bancaire, mais il le fait dans un pays gouverné par la gauche et en sachant que sa parole serait sans effet si elle était immédiatement démentie, et elle ne l'est pas !