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L’écart de prospérité de l’Afrique de l’Est

NAIROBI – Ces dernières années, l’idée d’une « Afrique émergente » a été adoptée par certains et réfutée par d’autres. Mais tous conviennent de la nécessité de ce que les sociologues appellent « l’intégration » - le degré auquel se fait le partage des richesses entre les membres d’une société. Avec l’intégration, disent les optimistes, l’Afrique connaîtra la prospérité ; sans elle, avancent les pessimistes, elle ne le pourra pas.

L’avenir de l’Afrique est réellement aussi simple que cela. Sans la notion de contrat social – la foi dans un progrès partagé – les économies ont tendance à devenir instables et à s’effondrer. « Aucune société qui espère prospérer », écrit l’économiste Jeffrey Sachs dans son ouvrage The Price of Civilization « ne peut se permettre de laisser des pans entiers de sa population prisonniers de la pauvreté ».

Dans ce contexte, le récent rapport de la Society for International Development (SID) publié à Nairobi, donne à réfléchir. Il conclut en disant qu’une Afrique émergente – et en particulier une Afrique de l’Est émergente – ne se concrétisera jamais sans progrès économique de tous les secteurs de la société.

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