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L'impératif de transparence de l'Afrique

CONAKRY – En décembre 2010, j'ai été élu président de la République de Guinée dans les premières élections véritablement ouvertes et démocratiques de mon pays.

Lorsque je disais que j'avais hérité d'un pays, pas un état, notre économie était en ruine, notre peuple parmi les plus pauvres de la planète et notre système politique affaibli par des décennies de corruption, de dictature et de mauvaise gestion.

Il ne doit pas en être ainsi. La Guinée possède de vastes richesses minérales, les plus grandes réserves mondiales de bauxite et des gisements de fer, de haute qualité, non exploité.

Pour que la réalisation de ces actifs serve mieux tout notre peuple, plutôt que des sociétés minières et des politiciens sans scrupules, il va falloir faire face à la corruption profondément enracinée dans notre culture politique et dans des affaires. Ce chemin peut être très lent, et parfois dangereux car les défis ne sont pas les bienvenus pour des intérêts mal acquis.