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Nous n'avons pas de planète de rechange !

DUBAI – Les conséquences du tremblement de terre au Japon – notamment la crise nucléaire – sont un rappel inquiétant de la crise financière américaine qui a déclenché la Grande Récession. Ces deux catastrophes illustrent l'incapacité des marchés et des sociétés humaines à gérer les risques.

Il est vrai que l'on ne peut mettre sur le même plan le tremblement de terre qui a fait plus de 25000 morts ou disparus et la crise financière à laquelle on ne peut attribuer des souffrances humaines d'un tel niveau. Mais cette dernière a de traits communs avec l'accident nucléaire de Fukushima.

Tant les experts nucléaires que les experts financiers nous assuraient que la technologie moderne avait pratiquement supprimé tout risque de catastrophe. Ils ont été démentis par les faits : non seulement les risques existaient, mais l'énormité de leurs conséquences a annulé les avantages supposés des systèmes dont ils se faisaient les hérauts.

Avant la Grande Récession, les gourous américains (du responsable de la Réserve fédérale aux titans de la finance) prétendaient avoir maîtrisé les risques. Des instruments financiers "innovants" tels que les produits dérivés et les CDS devaient permettre de distribuer les risques dans toute l'économie. Nous savons maintenant qu'ils se sont trompés et qu'ils ont trompé le reste de la société.