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Pour saisir la chance qui se présente au Proche-Orient

Il y a longtemps que les mots “chance” et “Proche-Orient” n’étaient pas réunis dans la même phrase. Mais voilà qui est fait. Et cet optimisme est peut-être même un peu ancré dans la réalité.

L’un des facteurs importants de ce changement est naturellement la disparition de Yasser Arafat. Comme le baron de Cawdor dans Macbeth , “rien dans sa vie ne lui fit plus d’honneur que son départ”.

Arafat n’a jamais évolué au-delà de l’homme apparu aux Nations Unies il y a plusieurs décennies, muni d’un rameau d’olivier et d’un fusil. Son refus de tourner le dos au terrorisme pour embrasser la diplomatie a causé sa perte, alors qu’il perdait toute légitimité aux yeux d’Israël et des Etats-Unis. En conséquence, il n’y a pas eu d’Etat palestinien.

Toutefois, le départ d’Arafat n’est pas la seule raison d’espérer. Il existe aujourd’hui un dirigeant palestinien élu, qui semble rejeter le terrorisme comme moyen de parvenir à des fins politiques. Mahmoud Abbas (Abou Mazen) s’est distingué en contestant le bien-fondé de l’Intifada, qui a coûté trop de vies et n’a engendré que malheur et destruction pour les deux camps opposés dans ce long conflit.