Donald Trump and Bernie Sanders Bryan Smith & Brian Cahn/ZumaPress

Les nouveaux acteurs de la politique américaine

WASHINGTON, DC – Alors que les républicains et les démocrates ont entamé le long processus de sélection de leur candidat à l’élection présidentielle de l’an prochain, les deux partis sont confrontés à la même question : le sentiment anti-establishment, voire d’hostilité envers le monde politique, qui caractérise actuellement la campagne électorale se maintiendra-t-il ?

Pour une fois, le Labor Day (le premier lundi de septembre) n’a pas été le signal de départ de la course à la présidence : sa tonalité avait déjà été établie. L’aversion envers le gouvernement et les politiciens traditionnels s’est manifestée de manière virulente dès cet été, réduisant à néant la campagne de certains candidats auparavant perçus comme des prétendants sérieux.

Au sein du camp républicain, ce sentiment n’a rien de surprenant compte tenu du glissement vers la droite de plus en plus marqué du parti et de son animosité constante envers le président Barack Obama. Mais un milliardaire fanfaron et braillard a profité de ce contexte pour s’imposer dans la campagne présidentielle, qualifiant les politiciens conventionnels de « stupides » et déclarant que lui seul saurait faire les choses correctement.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To read this article from our archive, please log in or register now. After entering your email, you'll have access to two free articles every month. For unlimited access to Project Syndicate, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/97Z5zUh/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.