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Il faut mettre un coup d'arrêt à la contagion de la crise syrienne

WASHINGTON, DC – La guerre civile syrienne est devenue un problème terriblement complexe. Alors que les parties se préparent à la deuxième phase des pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU, Genève 2, le gouvernement syrien a lancé non sans perversité une attaque à coups de barils de TNT contre Alep et d'autres villes. Des groupes rebelles d'obédience islamiste modérée, dont l'Armée syrienne libre, sont ouvertement en guerre contre les groupes proches d'Al Qaïda, tandis que ces derniers se battent entre eux.

Pendant ce temps la guerre s'étend. Les combats accroissent l'instabilité régionale ; des Américains et des Européens arrivent nombreux en Syrie pour rejoindre le jihad et un consensus est en train de s'établir autour de l'idée que c'est la fin des frontières établies au Moyen-Orient après la Première Guerre mondiale. La viabilité de la Syrie en tant que pays multiethnique est menacée par de nombreux groupes armés soutenus par des puissances extérieures - l'Iran, l'Arabie saoudite, le Qatar, la Russie, les USA, la Turquie, la France et de nombreux acteurs privés - qui ont des objectifs contradictoires.

Voici trois propositions pour simplifier le problème, augmenter les chances de réussite de la conférence de paix Genève 2 et n'aboutisse par uniquement à reconnaître la nécessité d'une conférence ultérieure Genève 3.

1) L'objectif premier de Genève 2 devrait être de peser sur les motivations des principales parties de manière à favoriser un accord négocié et une transition politique en Syrie. Lors la préparation de la conférence, chacune des parties a cherché à renforcer sa position en tuant autant d'ennemis que possible et en occupant ou regagnant le maximum de terrain. La tâche des médiateurs de paix potentiels serait de mettre un coup d'arrêt à cette dynamique en s'accordant sur les conditions de participation à toute élection qui pourrait finalement se tenir - indépendamment du fait qu'Assad reste ou non au pouvoir jusque là.