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Pourquoi attendre l'euro ?

Bien que l'agrandissement vers l'est de l'Union européenne n'ait pas encore eu lieu, l'objet du débat se déplace déjà pour se centrer sur ce qui va suivre : à quel moment les nouveaux membres, majoritairement postcommunistes, devront-ils adopter l'euro ? En supposant qu'ils se conforment aux provisions du Traité de Maastricht relatives à l'UEM - et qu'ils ne soient pas tenus injustement de respecter des critères plus rigoureux - la principale question sera de savoir les nouveaux membres retireront plus d'avantages à attendre ou à postuler rapidement.

Au début, il est nécessaire de souligner qu'en cherchant à adhérer plus tôt à l'UEM, un pays adopte un programme fiscal et structural plus ambitieux que si son adhésion à l'UEM était retardée. Sinon, adhérer tôt ne servirait à rien.

J'estime qu'une adoption précoce de l'euro n'est pas seulement possible, mais qu'il est préférable de la retarder. Par adoption précoce, j'entends le délai acceptable le plus court qui soit - deux ans - suite à la subordination par un nouveau membre de sa politique fiscale aux contraintes fiscales et monétaires du mécanisme des taux de change (MTC II). En supposant une entrée dans l'UE et les MTC II en 2004, les nouveaux membres devraient se fixer 2006 pour entrer dans la zone euro.