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Chercher ce qui aurait pu être évité

Il s'agit peut-être là d'un caprice excessif, ou peut-être est-ce le résultat d'une certaine volatilité financière internationale ces dernières années, avec les crises du Mexique en 1994-1995, de l'Asie de l'Est en 1997-1998, de la Russie en 1998, puis du Brésil, de la Turquie et de l'Argentine, mais nous, les économistes, nous préoccupons plus des questions monétaires et des catastrophes futures que nous ne le fîmes par le passé.

Ce mois-ci, la Banque des Règlements Internationaux (BRI), basée en Suisse, vient s'ajouter à la liste des experts qui se plaignent des risques financiers que le monde semble être en train de prendre par rapport à son avenir. « [T]ous les pays touchés par la crise financière…travers[èr]ent un ralentissement très prononcé » déclarait la BRI sur les événements récents. Elle poursuit en citant « les déséquilibres comptables actuels au niveau international », et particulièrement le déficit extérieur des États-Unis, qu’elle décrit comme « sans précédent pour un pays dont la monnaie sert de réserve d’avoir un déficit courant d’une telle magnitude ». En Bref, le monde se retrouve « toujours plus à la merci des turbulences financières ».