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La tête froide face aux têtes nucléaires

CANBERRA – Il peut être exagéré d’avancer, comme après la marée noire survenue il y a deux ans dans le Golfe du Mexique, que ce que la plupart des Américains veulent, c’est un président qui garde son sang-froid face à la crise, sauf quand crise il y a. Mais de tous les reproches dont l’accablent ses détracteurs, c’est celui de son trop grand détachement que la plupart des étrangers ont le plus mal à admettre: tout en neurones et aucun globule rouge.

Or en matière de défense et de diplomatie, une réponse sereine et mesurée aux provocations immodérées, souvent rencontrées sur ce terrain, est ce que le monde attend du dirigeant de la superpuissance régnante, ce dont le monde a besoin. Pour ce qui est de la Corée du Nord et de l’Iran, en raison du potentiel de destruction des armes détenues ou en passe d’être fabriquées par ces pays, ce besoin bat tous les records.