Le voyage vers Mars de la NASA

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WASHINGTON, DC – Dans Seul sur Mars, l’un des grands succès à l’écran de l’année 2015, la NASA sauve héroïquement un astronaute abandonné sur la planète Rouge, avec un peu d’aide de partenaires internationaux et beaucoup d’ingéniosité humaine. Dirigé par Ridley Scott, le film est visuellement beau, divertissant et palpitant. Mais il montre aussi ce que l’humanité peut accomplir lorsqu’elle y consacre toute son intelligence et, comme en 1968 le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, il donne un aperçu de ce que pourrait être dans l’avenir l’exploration de l’espace.

La NASA a fourni des conseils techniques sur le tournage et de nombreuses scènes font figurer des technologies sur lesquelles nous travaillons aujourd’hui – depuis les scaphandres les plus avancés aux méthodes de cultures vivrières dans l’espace. Ces technologies pourraient être un jour utilisées pour l’exploration réelle de Mars.

La NASA s’est fixé le but ambitieux d’envoyer des humains sur Mars avant le milieu des années 2030. Dans un récent rapport, intitulé « Le Voyage de la NASA vers Mars : inventer les prochaines étapes de l’exploration spatiale », nous indiquons dans les grandes lignes ce que l’humanité doit faire pour aller là-bas. Ces étapes comprennent la poursuite des recherches sur la station spatiale internationale (ISS), puis l’envoi d’astronautes au-delà d’une orbite terrestre basse, vers ce que nous nommons « le terrain d’essai » – la région de l’espace aux environs de la Lune. Cela nous permettra de tester les limites de nos capacités, dans des parages dont les astronautes peuvent revenir sans problème en quelques jours.

Seul sur Mars se trompe néanmoins sur un point. À la différence du film, l’exploration réelle de Mars – sans parler de celle de la Lune – ne sera pas une entreprise dominée par la NASA. Bien au contraire, des personnels et des moyens seront mis à contribution dans le monde entier pour préparer l’envoi d’humains sur Mars, et le voyage lui-même sera mené en partenariat avec les agences spatiales d’autres pays et avec l’aide du secteur privé.