Doing Business : quelques rudiments

NEW YORK – Le rapport Doing Business (DB), publié chaque année par la Banque mondiale, est sans doute la publication la plus citée. C’est aussi la plus controversée, et avec la parution en octobre dernier du Doing Business 2018, la polémique entourant le rapport atteint de nouvelles limites, puisqu’on évoque des zones d’ombre, le trucage des données et mêmes des manipulations politiques.

De 2012 à 2016, j’ai participé de très près à la réalisation du DB. J’étais donc tenu à une certaine réserve avant de me joindre au débat. Mais aujourd’hui, une analyse du classement et du rapport annuel lui-même me semble légitime.

J’ai découvert le DB lorsque j’étais conseiller du gouvernement indien, en y cherchant des idées pour alléger la tradition bureaucratique notoirement envahissante de l’Inde. Aussi, lorsque je suis entré à la Banque mondiale et lorsque j’ai appris que je serais chargé de superviser l’équipe du DB, je me suis un peu retrouvé dans la situation de l’habitué d’un restaurant à qui l’on en confierait les cuisines. J’appris donc tout ce qui se passait derrière les fourneaux. Et quoique j’eusse certains désaccords conceptuels, je fus impressionné par l’intégrité qui présidait à la préparation des mets.

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