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Après l'effondrement de Wall Street, la dépression est-elle inévitable ?

Il y a des milliards de gens dans le monde qui ne possédent pas d'actions américaines, ils sont cependant préoccupés par l'effondrement de Wall Street. L'éclatement de la bulle boursière va-t-elle avoir des répercussions sur l'économie, d'abord aux USA, et ensuite dans le reste du monde ? C'est une question vitale, car nombre de crises financières ont été suivies par l'effondrement de la production et la montée du chômage.

On ne peut faire que des prévisions, mais je pense que les USA s'en tireront avec un modeste ralentissement de l'activité économique. Mon optimisme peut sembler de mauvais aloi au moment où la Bourse s'enfonce chaque jour davantage et que dans d'autres pays la crise boursière s'est étendue à l'économie.

Mon optimisme peut sembler d'autant plus inconsidéré que l'Amérique est en manque d'un leadership fort en matière d'économie. Sans autre considération économique, le président Bush a donné aveuglément la priorité à une baisse d'impôt pour les riches. En fait, c'est un protectionniste, pas un libéral. Son passé d'homme d'affaires, ainsi que celui du vice-président Cheney, font maintenant l'objet d'un examen attentif quant à d'éventuelles malversations.

Dans ces conditions, qu'est-ce qui peut justifier un certain optimisme ? C'est la prise en considération de l'articulation entre la Bourse et l'économie.