Margaret Scott

Pourquoi la Chine se déchaine-t-elle ?

NEW YORK – Ce doit être vexant pour le gouvernement chinois de voir que les prix Nobel successifs sont accordés aux mauvais Chinois.

La première erreur fut Gao Xingjian, un dramaturge, artiste et romancier critique qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2000, alors qu’il vivait en exil à Paris. La dernière erreur fut Liu Xiaobo, critique littéraire et écrivain politique qui a reçu le prix Nobel de la paix cette année alors qu’il est emprisonné pour « subversion » du régime communiste. Puisque le Dalaï Lama n’est pas citoyen chinois, je mettrai de côté ce prix Nobel de la paix, bien qu’il fut peut être aux yeux des dirigeants chinois le plus énervant de tous.

La réponse du gouvernement chinois au Prix Nobel de Liu fut extraordinaire. Plutôt que d’opposer un complet dédain, ou un silence officiel, il en a fait un colossal ramdam, protestant violement contre les complots contre la Chine, et mettant sous les verrous des dizaines d’intellectuels chinois, dont la femme de Liu, Liu Xia. Ce qui fait que ce Liu Xiaobo, sans aucun pouvoir et par ailleurs quasi inconnu jusque là, est devenu non seulement célèbre partout dans le monde mais aussi bien mieux connu en Chine même.

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