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Qui craint la théorie monétaire moderne ?

AUSTIN – Comme le savent tout ceux qui travaillent dans le contrôle législatif des banquiers centraux, ces derniers n’aiment pas voir leur autorité remise en question, défendant d’abord et avant tout leur mystique – cette aura qui accompagne leurs déclarations, dans un élégant mélange de banalités et de contre-vérités, sur fond de puissance et de langage savant.

C’est pourquoi il est si amusant de tourmenter les banquiers centraux. C’est bien connu, John Maynard Keynes s’est plu à contredire Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre (BOE), de 1920 à 1940. Wright Patman and Henry Reuss, membres du Congrès et présidents de la Commission bancaire de la Chambre dans les années1970, en ont fait de même avec le président de la Réserve fédérale Arthur Burns. Je sais combien Reuss a apprécié l’exercice, puisque j’y ai moi-même assisté à l’époque.

De nos jours, ce sont les voix de la théorie monétaire moderne (TMM) qui viennent perturber le sommeil non seulement des banquiers centraux actuels, mais également de ceux qui n’exercent plus. Ils déambulent dans les couloirs tels Lady Macbeth s’exclamant « Va-t’en maudite tache ! »

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